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La chaleur de l'hiver...

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Ayana Tozashi




Inscrit le : 29 Oct 2007
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orientation sexuelle : Hétérosexuelle

La vie de votre perso
Age: 16 ans
Année d'étude/ profession: 4ème années
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MessageSujet: La chaleur de l'hiver...   Ven 09 Nov 2007, 5:27 pm




11h00…


Pourquoi l’heure de ce fichu réveil n’avançait-elle pas ?!
J’avais l’impression qu’il affichait les mêmes chiffres depuis bientôt une heure…


Tic… tac…tic…tac…


Et ce bruit ! C’était vraiment trop angoissant…


Tac… tic…tac…tic…


Pfff… quel ennui…
Il n’y avait vraiment rien à faire en ce samedi matin… même pas un petit travail juste comme ça… si ça ne tenait qu’à moi j’aurais réquisitionné un enseignant et improvisé un petit cours…
Non, j’ai pas dis un cours de français ! Non mais vous y tenez, hein !
Oui je me voyais bien tiens : « Dites Sonsaku-senseï, ça vous dit de me faire un cours particulier ? Quoi ? J’ai déjà un bon niveau ? Ah, mais on s’en moque de ça… »
Heu… j’avais vraiment trop d’imagination… et d’ailleurs ce professeur s’y incrustait un peu trop régulièrement à mon goût…


Tic…tac…tic…tac…


Assise sur mon lit, j’attendais, examinant attentivement la chambre à la recherche du moindre petit objet qui ne serait pas à sa place… mais rien…
J’avais déjà tout rangé, il n’y avait plus rien à faire…
Je n’avais même plus de devoirs ! J’avais tout fais la veille, sermonnant à moitié Mayuri qui avait insisté pour ma trainer dehors, affirmant que moi, au moins, je serais tranquille pour le week-end…
Tranquille, tu parles… à choisir je préférais être débordée qu’inactive…


Tac… tic… … tac…tic…


J’allais devenir folle à ce train là !!! Je devais bouger, me remuer ! Faire quelque chose, n’importe quoi !!!
D’ailleurs n’importe quoi, je le faisais souvent… bien trop souvent si vous voulez mon avis…
Il n’y avait qu’à voir mes réactions lorsque j’étais en présence du professeur de français…
Combien de temps s’était-il écoulé depuis notre conversation ? Deux semaines… Deux semaines qu’il m’avait invité à déjeuner… et ce rustre n’avait pas tenue parole ! Non je plaisante, à vrai dire cela m’arrangeait bien !

Oui parce que voyez-vous, depuis cette fois… celle où il était venu me dire deux mots à la fin de sa première heure, nous ne nous étions plus vraiment adressés la parole… enfin si pour dire des choses banales : bonjour, au revoir, ramasses les copies s’il-te-plaît…
Pas le genre de truc dont on s’extase et que l’ont raconte à son entourage, quoi…
Et en un sens je me sentais un peu frustrée… peut-être qu’au fond j’avais cru que j’aurais une place un peu particulière, non pas dans son cœur, mais au moins dans sa classe…
Oh j’avais droit à des sourires… mais avec lui, tout le monde y avait droit… il était tellement sympathique… d’ailleurs, c’était inscrit sur son visage… et donc je ne pouvais pas prétendre à un titre spécial…
Il avait peut-être repris ces esprits ou alors, plus pénible à reconnaître je m’étais peut-être imaginée tout ça… imaginée que ce que j’éprouvais près de lui était réciproque…

Oui, parce que rien n’avait changé… Quand il était dans les parages j’étais inévitablement troublée et cela se ressentait fortement…
Toute mon attitude changeait brutalement quand il pénétrait dans la pièce… et bien entendu ça n’avait pas échappé à Mayuri, qui ne cessait de ma taquiner là-dessus…
Par chance, lui, il ne devait pas l’avoir remarqué et c’était là le principal…
Je n’avais pas eu l’occasion de le croiser à nouveau hors contexte… en dehors des cours, je veux dire… et je m’en félicitais car changer brutalement de direction ne passerait sans doute pas inaperçus…

Je n’y pouvais rien mais dès qu’il approchait, je devenais nerveuse, plus maladroite, mes joues se teintaient de rouge, je refusais de le fixer dans les yeux, admirant jours après jours sa garde robe que j’avais déjà cataloguées de sombre, et m’enfermais dans un profond mutisme comme par peur de dire une bêtise ou une parole pouvant me compromettre et révéler mon embarras persistant…
Aucun enseignant… non… aucun homme n’avait jamais eu sur moi un tel impact… (Embarassed)

Ma meilleure amie s’obstinait à parler de l’homme comme de mon professeur… et moi je m’échinais à lui rabâcher que ce n’était pas mon prof mais un prof et que je ne ressentais rien pour lui que de l’admiration en raison de ses grandes connaissances, du respect lié à son statut et de la sympathie quant à sa gentillesse apparente.
Néanmoins elle n’était pas dupe… l’estime ne générait pas un tel émoi… et un soir elle osa même parler de béguin…
Bien sûr je m’étais récriée avec virulence et un brin de colère : qu’est-ce qu’elle s’imaginait là ?! C’était stupide ! Non je n’avais pas le béguin ! Et puis elle devait se mêler de ses affaires moi je ne fouinais pas dans sa vie privée…
Elle avait ris, plaisantant du ton quasi-méprisant sur lequel j’avais prononcé le mot « béguin » et de la véhémence de ma riposte qui d’après elle en disait long…
Notre première « dispute » en découla mais bien vite la bonne humeur revint car elle décida de changer purement et simplement de sujet en me racontant les derniers potins concernant Jirobu…

Comme vous pouvez le constater, cet adulte avait une influence involontaire oui, mais tout de même considérable sur mes pensées, voir peut-être sur mon humeur…
La plupart du temps, je parvenais à le chasser négligemment de mon esprit mais parfois ça devenait plus fort que moi… ou plutôt plus fort que la langue de cette pipelette qui me servait de colocataire…
On aurait dit qu’elle prenait un malin plaisir à en parler, elle qui avait d’ordinaire tendance à dénigrer cette matière… et j’avais même crus capter une imperceptible lueur de jalousie dans le regard de Nagao…

Toutefois il se trompait, celle dont il était amoureux ne s’intéressait pas à la personne mais aux rumeurs potentielles circulant sur la personne… Elle voulait tout savoir et sa curiosité restant inassouvie pour le moment la poussait à chercher quelques informations croustillantes à se mettre sous la dent…
Personnellement j’étais ravie qu’elle n’ait encore rien trouvé… et je la rouspétais d’ailleurs lui signalant que ce type était trop charmant pour qu’elle fouine de la sorte, pour qu’elle ne risque d’entacher sa réputation et de faire des remous comme elle le faisait si souvent partout où elle passait…
Là elle s’amusait : « Tu vois tu prends encore sa défense ! Mais personne n’est blanc comme neige, Aya ! Et pis, je cherche rien du tout tu sais, je trouve juste… j’y peux rien moi…»


Tic…tac…tic…tac …


Oh ! 11h30 ! Une demi-heure que je songeais à Hajime Sonsaku… Ça devenait grave, non ? (Shocked)
Un bon seau d’eau glacé, ça au moins ça m’aurait réveillé, ça m’aurait tiré de ma brutale léthargie…
Enfin au moins, ça avait l’avantage d’avoir fait défiler le temps plus vite que prévu…
Et puis qu’est-ce qu’ils faisaient tout les deux ? …
Mon amie était partit avec précipitations, me prévenant qu’elle ne reviendrait pas manger… qu’elle déjeunait avec son demi-frère… Comme elle avait l’air radieux alors… tellement que j’en avais eu un pincement au cœur…
Je connaissais la chanson, elle reviendrait joyeuse, elle chanterait, rirait pour un rien, me racontant en détail leur conversation… puis bien vite sa gaieté retomberait comme un soufflet et elle resterait silencieuse, les yeux dans le flou… (Neutral)
Ça me faisait si mal au cœur de la voir déprimée, elle qui était toujours de bonne humeur en apparence…

L’idée me vint d’aller rejoindre Nagao mais j’y renonçais bien vite en imaginant la scène…
Il serait sans doute assis sur son lit devant sa console ou devant un BD et s’il serait content de me voir, il parlerait deux minutes avec moi, me proposant de m’occuper comme il me plairait, puis retournerait vaquer à ses occupations, se replongerait dans son petit monde et je n’existerais plus… Il me répondrait mais n’entamerait aucune discussion…
C’était du déjà vu… (Rolling Eyes)

Non, je… j’allais… j’allais faire un tour, voilà ! Histoire de me changer les idées…
Oui, me promener sans destination précise, juste marcher dans le parc… ce serait suffisant et ça me ferait le plus grand bien…
L’idée de prendre l’air me plaisait bien aussi la mis-je en application…

Me mettant debout, j’enfilai mon long manteau rose le tâtant au préalable pour être certaine qu’il conviendrait aux températures…
Jetant un coup d’œil rapide par la fenêtre j’aperçus quelques flocons et un sourire discret étira mes lèvres… tandis que je plantais distraitement une casquette-béret sur ma tête et enfilait mes petits gants en laine…

J’avais toujours apprécié cette période de l’année… Certes il y faisait froid mais il régnait une ambiance calme… qui menait à une certaine solitude… idéale pour les introspections…
J’aimais à me promener seule, le long des allées enneigées, me laissant aller à des rêveries… et je tentais de visualiser ce qu’aurait été ma vie si Hiro était encore avec moi, joignant ses pas aux miens…
On aurait ris sans doute… et peut-être qu’on aurait été pris d’un accès de puérilité et que nous nous serions lancé dans une bataille de boule de neige… (No)

Une famille… quel meilleure rêve à l’approche de Noël ? …
Oui, le réveillon… cette année, comme celles d’avant, je le fêterais seule devant un bon chocolat chaud, devant un excellent film… ou un navet, là était toute la surprise…
Après tout, je n’avais besoin de rien d’autres… et puis cette mélancolie que je ressentais en ce jour festif n’étais même pas justifiée, d’abord !

Bref, de telles idées ne mèneraient nulle part…
Vérifiant une dernière fois que tout était en ordre, je refermai soigneusement la porte derrière moi…
M’engouffrant dans le couloir, je me dirigeais d’un pas vif vers l’extérieur, désireuse d’éviter de croiser un importun qui se déciderait de me tailler une bavette pendant trente minute…
Non, je n’avais pas particulièrement envie de discuter aujourd’hui… je voulais profiter de la tranquillité ambiante…

Je ralentis en distinguant la sortie et je franchis la porte de la pension, frissonnant à l’instant où la brise s’engouffra à l’intérieur, venant faire virevolter mes mèches au travers de mon champ visuel…
Un sourire paisible vint délicatement prendre place sur mes lèvres… et je me mis en marche laissant dériver mes pensées…

Je me laissais porter par le vent… au sens figuré bien sûr, je n’étais et ne suis toujours pas si légère… juste guidée par mes pieds…
Les petites perles blanches et gelées tombaient encore, s’accrochant à mes vêtements, se posant doucement sur mon visage avant de fondre et de se transformer en un liquide glacial…
Je trouvais ça véritablement beau… et mon regard se perdait dans un horizon blafard et immaculé, recouvert d’un grand manteau blanc…
L’endroit était propice au rêve…

J’étais seule dehors, ce qui n’était pas surprenant en vue du froid qui régnait, et je me sentais incroyablement bien…
Hiro aimait l’hiver… il disait même que s’il avait put faire durer une saison ça aurait été celle-ci…
Aussi lorsque j’errais ainsi sans but précis, j’avais la sensation qu’il était près de moi et que nous faisions un petit bout de route ensemble, côte à côté, en silence, les mots devenus inutiles depuis bien longtemps entre nous… et, nous le savions tout les deux, viendrait le moment où nous devrions nous séparer… mais c’était pour mieux nous retrouver… plus tard… quand il serait temps pour moi de le rejoindre définitivement…

Je m’immobilisais soudain, face à un grand chêne à l’écorce rugueuse et sans trop savoir pourquoi j’y posais rêveusement la main… Dessus des amoureux avaient gravé des cœurs au centre desquels deux lettres étaient enlacées… Des initiales… Je trouvais cela touchant…
Et je distinguais alors : A+H, pour la vie… (Embarassed)
Il ne m’en fallut pas plus pour que ma satanée imagination se remettre en action…
Quelque chose ne tournait pas rond chez moi…

Une bourrasque plus violente ma tira brusquement de mes réflexions car je sentis mon chapeau s’envoler au loin…
Amusée, je poussais un rire léger avant de le poursuivre à grandes enjambées…
_________________


Dernière édition par le Mar 13 Nov 2007, 8:29 am, édité 2 fois
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Sonsaku Hajime




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Ven 09 Nov 2007, 8:10 pm

J’étais dans ma salle de classe…
La fameuse C8…
Ah cette salle était au cœur de mon intrigue amoureuse, quel endroit plein d’amour, et de sensualité…
J’étais donc dans ma salle, assis sur mon bureau…
Oui, vous avez bien entendu, j’étais assis, en tailleur sur le bureau…
C’est alors que je sentis un corps féminin contre mon dos, se frottant avec une indécence totale, avant que des bras ne m’entourent, commençant à me caresser, et que la voix sulfureuse de Lyoko ne souffle quelques paroles à mon oreille… enfin… quelques gémissements serait plus exact… ( Rolling Eyes )

Puis je n’eus pas le temps d’esquisser quoi que ce soit que je sentis ma main emportée par une autre main…
Une main qui posa la mienne sur un corps indéniablement féminin, aux formes irréprochables, et lorsque je tournais la tête, c’était Mayuri, dans une tenue évoquant une lapine sexy, avec de longues oreilles et une petite queue en boule, qui était devant moi, baladant ma main sur son propre corps, tout en me fixant avec un regard très provocateur… ( Shocked )


Oh !!!
Qu’est-ce qu’il vous arrive les filles ?!
Mais ces dernières ne répondirent pas, s’éloignant soudain, en courant à toutes enjambées de la pièce…
Ce que je regrettais tout de même un peu je l’avoue…
Soudain, une ombre gigantesque apparut dans le couloir…
Une allure féline… certainement… un tigre !
Oui, un tigre en pleine pension !
Mais « l’animal » en question passa dans l’ouverture de la porte…


Je la reconnus immédiatement…
Ayana, arrivant à quatre pattes tel un félin, des oreilles de chat sur la tête, et une queue du même félin dans le bas du dos, poussant des ronronnements roulants ressemblants plus à des gémissements sexy, alors qu’elle était très… très court vêtue… parce qu’elle n’était qu’en sous-vêtements… des sous-vêtements du genre à ne pas couvrir beaucoup de peau d’ailleurs… ( Razz )


Dieu qu’elle était sexy ainsi vêtue !
Et son regard, à la fois amoureux, suppliant et coquin, n’était pas pour atténuer cet effet… ( Rolling Eyes )
Elle s’approcha de moi, lentement, et je sentais mon désir, que je pensais arrivé à son paroxysme, qui continuait de grimper…
Et alors…
A cet instant…


Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing !



Une sonnerie… brutale…
J’ouvris les yeux, me rendant compte de mon retour dans le monde réel…
Ouh que c’était dur…
Après une nuit aussi agitée…
Nuit que j’aurais préféré vraiment partager avec les trois intéressées, plutôt que de n’en garder que de vagues souvenirs… ( Rolling Eyes )
Oui, quitte à se retrouver dans un tel état de fatigue, autant que ce soit pour quelque chose… et non pas uniquement pour un stupide rêve pervers…


Comment j’avais pu en arriver là ?
Depuis mes entrevues avec Ayana, j’avais décidé d’attendre qu’elle soit plus sereine, et moins gênée en ma présence pour tenter une nouvelle approche, mais en cours, avec sa jolie frimousse en face de moi, il était difficile de l’éviter…
Au cours de ces dernières semaines, j’avais donc trouvé un intérêt tout particulier aux deux filles qui l’encadraient, Mayuri et Lyoko, et qui reconnaissons-le, n’étaient pas désagréables à regarder…
Je me demandais d’ailleurs si « l’irrésistible » allait un jour cesser de croiser et décroiser ses jambes pendant mon cours, geste qui avait le don de faire subitement monter la chaleur dans la classe. ( pale )


Mais malgré ça, je n’arrivais pas à pousser Ayana de mon esprit…
Comme vous l’avez vu dans ce rêve, et… pire encore, je commençais à vraiment la désirer, ce qui n’était vraiment pas pour arranger les choses…
D’ailleurs, entre parenthèses, j’avais vraiment fait n’importe quoi dans la répartition des places de la classe, parce que ce trio là au premier rang était un supplice moralement, je vous le confirme… ( geek )


Je chassais d’un revers ses pensées, même si la charmante demoiselle que j’avais « percutée » deux semaines plus tôt s’installait dans mon esprit, avec cette tenue abusivement sexy de cette nuit…
Là ça devenait grave…
Mais bon, c’était le week-end, j’allais pouvoir faire un peu le vide, et essayer de retrouver mes esprits…
Je me levais, et observais que Kôrô dormait toujours à poings fermés…
Un ptit bonhomme comme lui ça avait besoin de sommeil, aussi quittais-je la chambre sans faire de bruit…


Quelle heure était-il ?
Dix heures passées…
Je voulus donc commencer la journée en corrigeant les copies de mes élèves, et je m’y préparais… mais… bémol… les copies…
Je les avais oubliées à la pension…
Ma voiture était tombée en rade la veille, et heureusement que la pension n’était qu’à dix minutes de marche, sinon, j’aurais été dans de beaux draps…


Donc je devais retourner là-bas pour chercher les feuilles en question…
Je devais aussi m’assurer pour Kôrô…
Immédiatement, je saisis le téléphone, prit l’annuaire de Ryo en main, et contactai une personne pour s’occuper de lui…
Enfin, de rester ici le temps que j’aille chercher les copies à la pension…
C’est une vieille femme qui me répondit, me disant qu’elle accourait !
Je filais donc rapidement sous la douche, et me préparais en moins d’une heure.


A peine étais-je prêt, que l’on sonnait à la porte… la femme en question…
Je l’inspectais par le voyant avant de lui ouvrir…
Elle était âgée, bien enrobée…
C’était la nounou classique quoi… pas de quoi s’affoler !
Je lui ouvris, et lui laissai quelques consignes concernant mon fils, avant de m’engouffrer au dehors.


Cette fois j’avais enfilé mon long manteau noir, ainsi que mon écharpe, très sombre elle aussi… (qui a dit comme moi ?! Mad )
Non, je ne suis pas sombre… J’aime simplement ces coloris…
Je sortis donc à l’extérieur, m’arrêtant quelques secondes pour apprécier la beauté de ces flocons de neige qui tombaient lentement, et parsemaient petit à petit le sol de leur blancheur…


Après quelques instants sans bouger, je pris enfin la route de la Pension Angel.
Je connaissais le trajet, rien de bien compliqué, il suffisait de suivre le même chemin qu’en voiture, mais à pied…
Enfin, sur le papier…
En réalité, j’arrivais à la pension un peu après 11h30, soit… une demi-heure après mon départ…
Mais ce n’était pas tant par manque d’orientation cette fois, que par curiosité aux préparatifs de Noël et aux enfants qui s’amusaient dans les tas de neige…


Je vis enfin la pension, et aperçus furtivement l’une des pensionnaires de mon rêve, Lyoko, qui attendait seule dehors, et qui ne devait vraiment pas être frileuse, puisque sa tenue était encore une fois horriblement courte.
La gêne ne devait pas être l’un de ses traits de personnalité non plus, puisqu’avec les bourrasques qui soufflaient, sa jupe n’était pas épargnée, et virevoltait, me dévoilant alors son anatomie un peu trop en détail, ce qui ne fut d’ailleurs pas pour me rassurer après mon rêve de cette nuit…
Qu’elle était vulgaire cette fille !
Très sexy, et incroyablement entreprenante c’est vrai… ( Rolling Eyes )
Mais vulgaire !


Le charme d’Ayana était bien plus subtil, plus… plus tout je dirais !
Le charme innocent de Mlle Tozashi la rendait plus sensuelle, et à la fois plus mignonne, plus intéressante, et aussi plus désirable… et infiniment plus aimable…
Je détournais donc mon regard de la jolie Lyoko, non sans jeter un dernier regard à ses longues et fines jambes… par pure conscience professionnelle ! ( Laughing )


Je me dirigeais vers le parc pour atteindre l’entrée la plus proche de ma salle…
Et oui, en deux semaines j’en avais appris et retenu des choses !
J’espérais ne pas tomber sur Mayuri puis Ayana maintenant.
Le rêve, puis… Lyoko… est-ce que je survivrais à un nouvel assaut de mes Drôles de Dames ?
Et surtout, pourrais-je… me retenir d’inviter Ayana à manger si je la croisais de nouveau… ?
Je ne pouvais contrôler ce sentiment en moi, mais… sa simple présence m’apaisait, et faisait follement battre mon cœur…
Je pense que je l’aimais…
Maintenant, l’amour n’est pas une science exacte, et j’en avais déjà fait les frais…
Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de tomber amoureux… et Ayana en était la preuve… ( Embarassed )


Mais ma rêverie fut interrompue par un objet…
Quelque chose qui se colla à mon visage, et qui obstruait ma vision…
Mon dieu !
On tente de me kidnapper ! ( affraid )
Ahhh…
Mais…
Mais le doux parfum qui se dégageait de l’objet en question eut raison de ma résistance…
Une odeur que je ne connaissais que trop bien, puisque je prenais un plaisir fou à la respirer dans mon cours…
Ayana…


J’ôtais alors délicatement l’objet de mon trouble, et constatais que celui-ci était en réalité une casquette…
Je vis un mouvement s’approchant de moi, et je redressais alors la tête.
Et…
Elle était là, courant vers moi, comme dans les films, sous cette fine neige tombante…
Je suis là, ma princesse ! ( Cool )
Je m’approchais alors doucement d’elle, le sourire bienveillant, et la mine un peu gênée.
Elle portait un long manteau très joli, et son joli minois, légèrement rosi par le froid, n’en était rendu que plus mignon encore ! ( Embarassed )
Je continuais de lui sourire, gardant précieusement sa casquette contre moi…


« - Ohayo… »


Mes yeux commençaient à se perdre devant la magnificence et la beauté qui émanaient d’elle…
Je…
J’étais comme ébloui par sa présence…
Si il y avait bien une étoile qui brillait en cette période de Noël, c’était elle… ( Sad )


Recouvrant légèrement mes esprits, je lui tendis alors sa casquette, sachant pertinemment que cette dernière lui appartenait. Cette senteur ne trompait pas… C’était Ayana, et rien qu’elle…
Je lui tendis donc avec une mine mi-désolée, mi-gênée…


« - Tiens, je l’ai… reçue… c’est à toi, non…? »


A nouveau je lui souris, attendant patiemment qu’elle prenne son accessoire, afin que, certainement, nos mains entrent en contact… ( Smile )
Je lui offris un sourire plus doux encore que le précédent, avant de reprendre, poussé par l’envie de lui affirmer que je ne l’avais pas oubliée au cours de ces deux semaines…


« - Elle… elle porte ton odeur… »


Puis, comme de coutume entre nous, mes yeux, déjà illuminés de bonheur, et d’une incroyable lueur de joie, s’accrochèrent aux siens, faisant se stopper la chute des flocons autour de nous…
Le monde paraissait soudain figé, comme si le temps suspendait sa course pour nous laisser apprécier ce moment le plus possible, comme si… cet échange était… l’échange… celui qu’une seule personne partagera avec vous tout au long de votre vie…


Le froid avait disparu de mon être, et je pouvais l’affirmer sans mentir, Ayana était ma chaleur de l’hiver…

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Ayana Tozashi




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Sam 10 Nov 2007, 6:03 pm

Devant moi, la casquette filait, rebondissant sur le sol, virevoltant dans les airs, emportée par ce vent capricieux qui semblait bien décider à s’amuser avec moi… ou plutôt à s’amuser à mes dépends…
Je courrais donc après mon bien sans toutefois parvenir à mettre la main dessus et, ce qui en aurait irrité plus d’un, pour ma part ne m’ennuyait pas le moins du monde, et je riais discrètement de ma propre bêtise… (Rolling Eyes)

Ce devait être un spectacle bien insolite que de me voir ainsi à la poursuite de ce chapeau trop joueur…
Oui c’était ridicule, il aurait suffit que je m’arrête et que j’attende que la bourrasque se calme et que le vêtement retombe pour ensuite m’en emparer mais… avouez que ça aurait été beaucoup moins drôle…
On se distrait comme on peut, pas vrai ?

Je… ces dernières années n’avaient pas été très riche en réjouissances alors, aujourd’hui j’avais tendance à prendre plaisir aux choses les plus simples…
Alors sans doute avais-je l’air d’une gamine, d’une adolescente puérile et immature mais je m’en fichais…
Après tout, je n’étais pas Lyoko, je ne cherchais pas à paraître impeccable et admirable en toutes circonstances… on pouvait bien me voir, qu’elle importance ?
Ça ne changerait rien, ma vie ne serait ni plus noire ni plus rose…

En outre, il n’y avait personne, je n’avais donc pas besoin de me barricader, de ressembler à cette jeune fille sage et réfléchie que les autres voyaient en moi…
A cet instant, j’avais envie d’oublier… et de m’oublier aussi…
J’étais libre, je pouvais rire sans crainte, je pouvais même rire jusqu’à en avoir mal au ventre si l’envie m’en prenait… rire pour rien… rire pour rire tout simplement…
Rire parce qu’il valait mieux faire ceci que de pleurer… que mes larmes ne changeraient rien à ma solitude et à mon passé… qu’elles ne feraient pas revenir les morts…
Rire pour rattraper le temps perdu durant lequel mes lèvres ne s’étaient pas desserrées…

Cependant… jamais je n’avais su le faire… jamais je ne m’étais sentis suffisamment en sécurité, jamais je n’avais été suffisamment sereine pour me lâcher totalement et faire abstraction de mes réticences… ni auprès de Mayuri, ni auprès de Nagao…
Aucun des deux ne pouvait affirmer qu’il m’avait déjà vu rire aux éclats…
Non, je poussais bien quelques rires fluets de temps en temps mais ça s’arrêtait là…
Même seule face à moi-même, je ne parvenais pas à me résigner à abaisser ces foutue barrières… et c’est pourquoi, à ce moment précis, le son joyeux qui s’échappait de ma gorge était bel et bien présent mais quasiment inaudible…
Et mon reflet dans le miroir restait le même, fragile… mélancolique… malgré les expressions toujours aimables qu’affichait mon visage presque en permanence… (Neutral)

C’était dommage tout de même… et j’espérais bien que ça passerait avec le temps… que peu à peu j’apprendrais à m’ouvrir de nouveau aux autres et que je les laisserais percer ma carapace de silence…
Qu’un jour je pourrais dire : j’ai souffert, je vais mieux… je tourne la page, je passe à autre chose, une nouvelle vie commence pour moi… je suis heureuse…
Mais, actuellement, j’étais encore trop ancrée dans mon vécu pour pouvoir avancer sans chaîne, pour pouvoir aller là où bon me semblait…

J’en étais consciente et… c’était déjà un premier pas, non ? Un premier pas vers la guérison de mon cœur blessé par la tragique disparition de mon jumeau, et par la descente aux enfers de notre famille… (Sad)
Néanmoins je devais admettre que ces dernières semaines, riches en émotions de mon côté, ne m’avais pas laissé le temps de réfléchir à tous ça… j’avais l’étrange impression de retomber en enfance et sous mes yeux le monde semblait se transformer sans que je ne saisisse réellement le sens de cette métamorphose…
Trop absorbée par … mes cours de français dirons-nous, je ne songeais plus autant aux épreuves qui avaient jalonnées mon existence et… c’était une bonne chose, pas vrai ?

Parfois, j’avais la douloureuse sensation de l’abandonner… de le mettre de côté… et sa disparition brutale me paraissait soudain moins horrible… mais je n’en avais pas le droit, si ? Je ne pouvais pas le reléguer comme ça, oublier une partie complète de moi-même…
Profiter pleinement de la vie sans lui, ne serait-ce pas une offense ?
Hiro...
Je savais qu’il aurait souhaité me voir sourire, me voir à nouveau pétillante de gaieté comme autrefois… mais… je n’étais pas sûre de le vouloir vraiment, moi… c’était effrayant…
Cela faisait longtemps désormais qu’il n’était plus là mais ne serait-ce pas renier nos sentiments que de ne plus y penser… ? (Neutral)

Et le temps que je maudissais… il me volait mes souvenirs, effaçait progressivement les contours de son visage… et je refusais de le voir disparaître totalement comme celui de Minoru… lui aussi monté au ciel…
Admettre ceci, se serait comme franchir une étape, dire définitivement : oui, il est mort, il ne fait plus partie de ma vie et ne le fera plus jamais… (Crying or Very sad)
Mais moi je… moi je voulais qu’il partage tout ça avec moi, mes joies, mes peines… lui il aurait peut-être compris ce que je ressentais… qui d’autre l’aurait pu si ce n’est mon jumeau ?
Non, j’avais trop de mal à reconnaître une fois pour toute que j’allais devoir me séparer de lui…

D’ailleurs, j’avais toujours sa photo sur moi et sur ma table de chevet trônait son portrait auquel je souhaitais, sans parler, bonne nuit chaque soir avant de m’endormir…
J’avais tendance à parler de lui comme s’il était toujours en vie et… les larmes me montaient rien qu’à l’idée que tout était finis que je n’allais plus le voir, que la dernière vision que j’aurais de lui serait ce regard déterminé qui acceptait franchement la mort mais qui à la fois débordait d’amour, d’espoirs et d’ambitions… Il était si jeune… ce n’était pas un âge pour mourir et cela rendait la situation plus cruelle encore… (Crying or Very sad)
J’avais encore besoin de lui, moi… (No)

Mais bon, je ne devais pas penser à tout cela… déjà parce que j’allais laisser ma casquette m’échapper à ce rythme là…
Retrouvant un sourire d’une indicible fraîcheur, j’accélérai sentant le froid investir mon corps… envahir mes cellules et sensibiliser ma peau déjà fragile…
Avec mes joues rosies par le froid, et non par la gêne, fait rare, avoue-on le, mon nez prenant lentement le même coloris, mes cheveux désordonnés par cette course grisante dans lesquels s’étaient accrochés de petits flocons blancs et mes lèvres étirées en un sourire ravi et mutin, certains auraient peiné à me reconnaître…

Ma respiration faisait de petits nuages de fumée devant moi, que je me plaisais à observer se dissiper dans l'atmosphère et qui était la preuve que les températures n’étaient vraiment pas en hausses…
Mais je courrais et en conséquence je ne ressentais pas véritablement la fraîcheur ambiante… ni la fatigue d’ailleurs…

Mais à vrai dire, le tissu qui servait à me couvrir le crâne ne m’intéressait pas vraiment, ce que mon regard suivait c’était plutôt le paysage qui défilait sous mes yeux…
J’étais comme un enfant, m’émerveillant de la beauté féerique de ce parc blanc…

Les arbres sans feuilles, recouvert d’une épaisse couche de neige, semblait tendre leurs branches piteuses pour former un cercle…
Par endroits, on pouvait apercevoir les empruntes de pas fraîches que les flocons n’avaient pas encore recouverts.
Le ciel aussi était immaculé, le soleil ne parvenant pas à percer…
Un monde de blancheur… de pureté et d’innocence… comme un petit paradis…
Le seul son qui me parvenait hormis ma respiration à présent saccadée était le crissement de ce manteau de coton sous mes pieds…
Un cantique de Noël et tout aurait été parfait… (santa) enfin, peut-être manquait-il quelqu’un pour profiter de tout ça avec moi mais… ce n’était qu’un détail ça, non ?

… Je…
Oui, j’aurais pu rester des heures ici, malgré les picotements que me procurait le vent glacial,… en me contentant d’admirer ce cadeau de la nature…
Voyez-vous, c’était ma première année ici et je n’avais jamais supposé que le parc puisse être si splendide en cette saison…
Il faut dire que je n’y étais pas allée bien souvent…
Peut-être qu’en fin de compte c’était ma meilleure amie qui avait raison, peut-être que je passais trop de temps dans mes bouquins, cloîtrée dans ma chambre, et que j’en oubliais de savourer la vie, la vraie… celle qui se passait dehors, loin des cahiers et des livres…

J’étais là, éblouie par cet étalage de splendeur… que je savais éphémère et qui disparaîtrait avec le beau temps… et je me sentais toute petite soudain…
Ma vie, mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien valoir ma vie en comparaison à tout cela… Combien avant moi avait eu les mêmes réflexions ? Combien avait observé ce même endroit ?
Minuscule créature dans l’univers et pourtant une envie de vivre presque inconcevable, d’y apporter quelque chose… sa pierre…
A cet instant, j’aurais voulu aimer… et être aimée en retour…
Je désirais partager tout ceci, toute ma vie, tout mon ressenti avec quelqu’un… m’envoler à travers mes rêveries, comme je le faisais si souvent, mais cette fois d’y être accompagnée…
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Dernière édition par le Sam 10 Nov 2007, 6:13 pm, édité 5 fois
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Ayana Tozashi




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Sam 10 Nov 2007, 6:03 pm

C’est alors que je l’aperçus, comme un signe du destin, une évidence… (Embarassed)
Non j’exagère mais… tout de même en le voyant mon cœur bondit dans ma poitrine et l’envie de faire demi-tour m’assaillit en même temps que celle de courir à sa rencontre…
Sonsaku-senseï était là devant moi… plus beau… plus séduisant que jamais, tout vêtu de noir… (Embarassed)
Je trouvais d’ailleurs que cette couleur lui allait à ravir et qu’elle lui saillait drôlement bien… peut-être grâce au contraste de sa chevelure argenté…Bref, il était là, se démarquant dans cet horizon si clair et si paisible…
Pour ma part, paisible, je ne l’étais plus du tout et mon cœur venait de se mettre à battre la chamade comme si en battant plus vite il pouvait me décider à aller lui parler…
J’eu un temps d’hésitation mais finalement, mon chapeau fut maître de ma décision quand il vint se planter sur le visage du malheureux qui s’en débarrassa rapidement, l’abaissant au niveau de sa poitrine…

Il souriait, paraissant à peine décontenancé par ce « projectile » qui lui avait foncé dessus… et ce constat fit réapparaître un sourire sur mes traits…


« - Ohayo… »


Ce fut simple… une salutation comme il s’en faisait beaucoup, en fait… d’ailleurs on n’en faisait pas des masses de différentes…
Enfin il aurait pu dire Konichiwa mais étant donné que nous n’étions pas vraiment le midi encore, je… mais on s’en moque de ça, bien sûr… (Rolling Eyes)
Donc il avait dit ceci tout en s’approchant de moi tandis que je me stoppais enfin, vaguement essoufflée…

Jetant un coup d’œil furtif autour de moi, je constatai entre effroi et excitation que nous étions seuls tous les deux… ce qui était la première fois en deux semaines…
Je me sentais plutôt mal à l’aise mais heureusement mon rougissement pouvait s’apparenter à une réaction thermique et corporelle tout à fait normale… (Embarassed)

Je fus interrompu dans mes pensées par un mouvement et la réaction brutale de mon corps m’informa que j’étais on ne peut plus sur le qui-vive… comme toujours en sa présence des plus déstabilisantes…
J’aurais voulu lui rendre son bonjour mais voyez-vous ma langue était lié aussi sûrement que si on m’avait jeté un sortilège de Languedeplomb… mais si vous savez, dans Harry Potter, cette saga qui fait fureur partout dans le monde…

Mais bref, il me tendit donc mon bien, l’air un peu gêné et un peu désolé aussi… comme s’il me l’avait volé…
Sans doute oubliait-il qu’il l’avait reçu en pleine tête par ma faute… ce qui n’était pas plus mal…
Je faisais déjà suffisamment de bourbes quand il était là pour ajouter ça à la liste… parce que bon, j’aurais pu et j’aurais du le rattraper depuis longtemps…


« - Tiens, je l’ai… reçue… c’est à toi, non…? »


Ah ben non il n’avait pas oublié l… l’incongruité de cette "réception", pour reprendre ses mots…
Si c’était à moi ?... Malheureusement oui… mais j’aurais toujours pu faire semblant que non, ce qui ne m’aurait servi à rien et de plus, rappelons-le, je n’étais pas doué dans cet art qu’est le mensonge…
J’hochai imperceptiblement la tête… tellement imperceptiblement d’ailleurs qu’il ne le remarqua pas et continua, avec cette même mine avenante et chaleureuse, ce même sourire d’une incommensurable douceur qui me fit frissonner, ce que je pouvais sans mal mettre sur le compte du froid, et de cette même voix chantante (Embarassed) :


« - Elle… elle porte ton odeur… »


... ...
... ... ... (Shocked ... ... Embarassed)
Je crois bien que… que c’était la phrase la plus bizarre, la plus inattendue mais aussi la plus adorable que je n’avais jamais entendu…
En disant ceci, c’était comme s’il avouait m’avoir porté un petit peu d’intérêt…
Je… je n’aurais su dire avec exactitude pourquoi mais ces paroles me plongèrent dans un émoi très profond et je fus assaillis, secouée, d’émotions contradictoires…

Ce n’était là encore pas très convenable… C’était un enseignant et d’après Mayuri, il avait trente deux ans… Bon May’ n’était pas une science très fiable, mais bon…
Ce qui était sûr en revanche c’est qu’il avait déjà atteint la majorité et que moi… moi j’étais encore loin d’avoir mes dix-huit ans…
Oui, mais tout cela ne m’empêchait pas d’avoir horriblement envie de faire plus ample connaissance avec lui, de discuter… de le voir encore et encore… de sentir sa proximité…
Le monde était vraiment mal fait pas vrai ?...

Toutefois je n’eu pas le temps de méditer davantage là-dessus car de nouveau je fus aspirée par son regard que je venais de croiser par inadvertance, moi qui prenais toujours grand soin de l’éviter justement pour empêcher cela…
Je sombrai donc de nouveau dans un monde différent où rien n’avait d’importance… mais grâce au ciel un soupçon de lucidité me fit fermer les yeux avant de détourner gracieusement la tête sur la gauche en l’inclinant légèrement…
Je restai quelques secondes dans cette positions, embarrassée, les paupières closes pour tenter de chasser tout ce qu’il aurait pu y lire à cet instant , les joues en feu… (Embarassed)

Lorsque je me décidai à relever le visage, ce fut pour lui offrir une mine incroyablement sérieuse et déterminée…
Je m’emparai alors de mon chapeau que je plantai fermement sur mon crâne, sans perdre cette lueur étrange qui dansait au fond mes prunelles et que je ne comprenais pas vraiment moi-même…


« - Bonjour, professeur. Et… merci… elle… elle m’avait échappé…» Commençais-je en désignant distraitement l’accessoire qu’il m’avait si gentiment rendu avant de lui offrir le traditionnel salut…


Silence…
Rien à dire c’était toujours aussi pesant le silence… aussi je m’efforçai d’entamer la discussion comme je l’aurais fais normalement avec n’importe quel professeur, essayant de masquer mon intérêt, ma curiosité même, derrière la politesse et la courtoisie…


« - … Vous… Je ne m’attendais pas à vous trouver là… Je peux vous demander ce que vous ici ? …»


Heu… d’ailleurs ma réaction était assez révélatrice de ma surprise et prise au dépourvue je remarquai que mon discours pourrait être mal perçus…
Qu’on pourrait voir ça comme une rebuffade, comme la preuve d’un certain mécontentement…


« - Non pas que ça me gêne hein ! Pas du tout, professeur, c’est juste que bon… on est samedi alors normalement il n’y a pas de cours, enfin je ne sais pas mais je pensais que… » Continuais-je très vite, comme si j’avais peur qu’il ne s’attarde sur l’un des mots et le prenne à contre sens, comme désireuse de me débarrasser au plus vite de ces explications plutôt laborieuses…


Je me tus brusquement, baissant humblement la tête, consciente que dans ma panique, je ne faisais qu’empirer la situation…
Ma nervosité était perceptible… pourtant j’avais tout fais pour l’étouffer mais je n’y parvenais pas…
Je craignais qu’il ne finisse par s’en laisser ou pire qu’il ne le prenne mal… (pale)

Mais j’avais si honte de moi… comme si je n’étais pas à la hauteur, pas digne de lui et de cette expression gentillesse et protectrice dont il me gratifiait et qui me faisait tressaillir, me troublant plus que de raisons…
Quand il était là, j’aurais voulu être discrète, toute petite pour effacer mes multiples imperfections… parce que… parce que je ne pouvais être ce qu’il recherché, j’étais trop meurtris, trop affectée par le passé, j’avais encore trop mal, j’étais encore trop nostalgique, trop morose pour apporter du bonheur à quiconque…

Et il faisait si chaud soudain… Une chaleur inhabituelle et anormale qui s’écoulait en moi, agissant plus sûrement que si je n’avais avalé un liquide bouillant, se répandant dans mes veines… me faisant oublier mon long… mon très… mon trop long hiver…
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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Sam 10 Nov 2007, 11:36 pm

[gome namour, c'est d'un pathétique XD Mais là je tombe de fatigue... Mais j'aurais réussi à faire ce post, comme je te l'avais dit... maintenant dodo... ( Sleep ) je me rattraperai la prochaine fois, sois en sûr ! Alors... enjoy quand même celui-là ^^]



Quel bonheur !
Je reviendrais à la pension plus souvent si j’avais la chance de faire sa rencontre à chaque fois !
Ayana Tozashi…
Revenons quinze jours dans le passé, et je ne la connaissais pas. Je n’avais entendu son nom, je ne l’avais même jamais croisé…
Elle était une inconnue complète pour moi…


Et puis, grâce à une « rencontre »… une franche rencontre, en plein couloir, j‘avais enfin pu la voir…
Et depuis…
Depuis ce choc maladroit dans les couloirs de l’école, la jeune fille n’avait pas quitté mes pensées…
Pas une seule ne s’était écoulée sans que mes pensées ne filent inlassablement vers elle…
Une heure ? Je suis gentil ! Je pense qu’une minute, voir même une seconde serait plus exact… ( Embarassed )


J’en avais même parlé à Kôrô…
Bien sûr, j’étais resté volontairement évasif à ce sujet, expliquant juste à mon fils que j’avais rencontré une fille très jolie…
Il existait certaines choses que j’avais besoin de partager, et… mes histoires de cœur en faisaient partie… la plus grosse partie même…
C’est pourquoi Kôrô, mon seul confident en l’absence de ma sœur, était celui auquel je racontais tout…


Bien sûr que non je n’avais pas parlé de la furie de Lyoko !
Mes histoires de cœur j’ai dit !
Lyoko n’était pas le genre de fille à se frayer une place dans votre cœur…
Elle avait certainement une place bien particulière chez nombre d’hommes, mais certainement pas dans le coeur… ( Rolling Eyes )
Mais bref, je ne pouvais pas parler de cette fille à mon fils tout de même !


De plus, je ne la laissais pas de côté… simplement je n’y pensais même pas…
Non je…
Ayana prenait tellement de place dans mon esprit…
Lorsque je commençais à réfléchir, elle surgissait !
Quand je me mettais à lire, elle débarquait encore !
En toutes circonstances, elle arrivait dans ma tête, et me faisait perdre toute ma concentration…
Même en plein cours elle me mettait à l’épreuve !
Mais en cours, disons que c’était différent…
Je l’avais sous les yeux, donc c’était naturellement plus compliqué de me concentrer…


Elle avait une telle emprise sur moi et sur mes pensées…
Elle avait totalement éclipsé ma « femme »… Naru…
Celle-là même qui m’avait humilié, trahi… traîné dans la boue…
Une personne pour laquelle je ressentais une profonde aversion, mêlée à une sensation, ressemblant à l’amour, que je ressentais toujours…
Oui, elle m’avait fait terriblement souffrir, mais j’éprouvais toujours des choses pour elles…
Même si je souhaitais surtout que Kôrô ait une mère…
Et c’était peut-être ce qui primait, devant mon « amour » à son égard…


Mais cessons de remuer le passé…
Il y avait…
Cette si charmante jeune fille face à moi…
Et rien qu’en me disant cela, déjà les problèmes et les idées noires quittaient mon esprit, ne laissant plus de place que pour cette innocente petite lycéenne dont je connaissais le parfum par cœur…


Elle semblait encore plus douce, plus merveilleuse, et plus pure que d’habitude, ainsi vêtue et…
Et une sombre idée me traversa l’esprit, une voix me sifflant qu’elle avait l’air moins pure cette nuit à quatre pattes, dans mon rêve, mais je délogeais rapidement cette sale pensée, replaçant mon regard sur la contemplation de la demoiselle…
Ses cheveux volaient au gré du vent, ses joues étaient merveilleusement rosies… certainement par le froid ( Wink), et l’air qui se lisait sur son visage semblait plus apaisant et plus amusé qu’à l’accoutumée, accentuant encore la bonté et la douceur qui émanaient de son joli minois…


Comme lors de ce jour bénit… maudit ? … bénit, d’il y a deux semaines, mes prunelles s’étaient fortement accrochées aux siennes…
Cette fois, je ne cherchais pas d’échappatoire, et étais décider à voir où ce moment, où l’on se perdait totalement, allait nous mener… Jusqu’à la folie… ? … en tout cas certainement pas à nous déshabiller, il faisait trop froid pour ça ! ( Razz )


Mais à mon grand désarroi, cette fois-ci, c’est elle qui lâcha prise…
Elle ferma tout à coup les paupières, me permettant de remettre un peu d’ordre dans mon esprit…
Enfin, le visage qu’elle m’offrit alors était si angélique, que je remettais l’ordre quelque peu en désordre dans ma tête… ( Laughing )
Elle tourna la tête d’un mouvement très gracieux, et inclina légèrement cette dernière, la rendant encore plus mignonne, et… soudain rougissante !


Ça ce n’était pas le froid…
Ou alors elle venait de recevoir la vague de froid de l’année tandis que je n’avais rien senti…
Non, pas de doute, elle rougissait…
C’était à chaque fois aussi touchant !
Qu’elle était mignonne lorsque ses joues prenaient cette parfaite petite couleur rose… ( Embarassed )


Après un instant interminable, elle rouvrit les yeux, apparemment pleine d’une détermination et d’un sérieux à toute épreuve !
Woh !
Pas de panique Ayana, ce n’est que moi !
Ce regard en tout cas, était très attirant et égayait ma curiosité…
La jolie adolescente reprit alors son chapeau et l’enfila sur la tête, avant de commencer à s’exprimer…



« - Bonjour, professeur. Et… merci… elle… elle m’avait échappé…»


Voilà ce qu’elle lança, me laissant finalement dans un embarras total, quant à la suite de la conversation…
Elle me fit alors une surprise, en attaquant la conversation, et en s’inquiétant de manière très poussée à propos de ma venue ici un samedi matin…



« - … Vous… Je ne m’attendais pas à vous trouver là… Je peux vous demander ce que vous faites ici ? …»


Ah, et bien charmant, merci beaucoup mademoiselle !
Non, je rigole…
Je connaissais suffisamment Ayana pour savoir que sa phrase n’était pas un reproche, mais juste une tournure mal… tournée, justement… ( Smile )
De plus, elle ne me laissa pas lui répondre, moi qui préparais une jolie remarque ironique, dans le but de la faire sourire, quoique… la connaissant, elle risquait d’en être plus gênée qu’autre chose…
Et donc elle se reprit brutalement, comme elle savait si bien le faire…



« - Non pas que ça me gêne hein ! Pas du tout, professeur, c’est juste que bon… on est samedi alors normalement il n’y a pas de cours, enfin je ne sais pas mais je pensais que… »


Bien entendu, cette phrase ne renfermait pas le moindre secret…
Ayana se contentant de dire les choses comme elle le pensait pour une fois, et… de ne pas se retenir…
Mais en tout cas, une chose était claire, la jolie demoiselle était heureuse de le voir…
C’était un fait indéniable…


Pourtant la jeune fille semblait se perdre dans ses explications, et… comme pour s’excuser du trouble qui l’agitait, elle cessa subitement de parler, retrouvant le mutisme, et baissa lentement la tête…
Oh…
Ne te décourage pas Ayana…
Garde confiance en toi… rien que cette fois…


Mes yeux se posèrent alors tranquillement sur elle, comme pour tenter d’atténuer le mal qui l’habitait.
Mon sourire se voulut grand et protecteur, alors que je me devais d’avouer devant elle ma nouvelle maladresse, celle qui m’avait poussé à oublier leurs propres copies ici… dans ma salle de cours….
Je lançais donc d’un ton chaleureux…


« - Et bien… en fait… j’ai oublié vos copies dans mon cours, et… c’est pour ça que je suis ici… »


Ma voix était simple et douce, se voulant comme je le disais, chaleureuse à l’extrême…
Puis…
De nouveau, ce silence…
Il était si pesant…
Parce qu’il était surtout plein de non-dits entre nous, que nous aurions aimé évoquer, sans aucun doute, mais un domaine dans lequel aucun de nous n’osait faire le premier pas…


Je me décidais alors à la « laisser en plan »…
Ce silence insupportable s’éternisait, et je pris donc la décision de partir, m’occuper de ces fiches et tenter, je dis bien tenter, de chasser cette fille de mon esprit…
Je lui adressais donc un petit sourire, presque triste, avant de prendre la route, passant juste à côté d’elle, non sans quelques pulsations cardiaques accélérées…


Mais à peine me retrouvais-je dos à elle, que je comprenais toute l’idiotie de mon acte, préférant faire machin arrière et jouer franc jeu avec elle…
Pendant ces deux dernières semaines, j’avais fait comme si je ne ressentais rien, mais je ne pouvais plus continuer de nier ce sentiment en moi…


Je fis brusquement volte-face et attrapai la main de la demoiselle, pour la faire se retourner à son tour…
Mes yeux se posèrent calmement dans les siens, et, plein de lucidité, avec des yeux illuminés d’une lumière étrange, et un joli sourire au coin des lèvres, je lançais à Ayana…


« - Je pense beaucoup à toi Ayana… »


Et, comme porté par une grâce divine, ma main toujours enserrant la sienne, mon autre paume alla se déposer sur la joue de l’adolescente…
Prononcer ses mots, la voir ainsi, et… nous retrouver plus proches physiquement…
Tout ceci ne faisait qu’accentuer la passion qui m’étreignait soudain, me procurant une sensation de plaisir peut-être un peu trop poussée…


Je lui caressai donc la joue tout en lui souriant, mon expression ressemblant bien plus à celle d’un amoureux transi, qu’à celle d’un professeur content, et ne réussissant plus à mettre un terme à cette « folie passagère » de laquelle je ne parvenais réellement pas à me défaire…


Mais tout à coup, je…
Je fus ramené à la réalité…
Et…
Je me rendis soudain compte que ma phrase la plongeait peut-être dans un état assez catastrophique, et je me décidais à m’excuser… de ces phrases ? … de nourrir de telles ambitions peut-être…
Elle était trop bien pour moi…
Et… je ne la méritais réellement pas…
Alors, plissant légèrement les yeux en une jolie moue gênée, je repris…


« - Gome… tu dois me trouver bête… un vrai ptit adolescent… »


Pourtant, prononcer ses mots ne m’avaient pas soulagé, et je me sentais plutôt frustré en fait, de lui avoir dit ça…
Mais je… je ne voulais pas la brusquer et… et vu son émotivité, elle allait être très surprise, et…
Et donc on en était arrivés là…


Malgré que je vienne de dire ces mots telle une excuse, mon corps ne semblait que peu l’accepter, puisque mes mains étaient toujours sur elle, la première tenant fermement l’une de ses petites mains fragiles, tandis que l’autre que je ne maîtrisais que difficilement, caressait sa joue, et que mes doigts commençaient à jouer dangereusement avec ses lèvres, ne faisant qu’augmenter plus encore mon désir…


Toute cette histoire prenait une tournure bien inattendue, et je me posais beaucoup de questions quant à l’évolution de… tout ceci…
Ce qui était sûr, c’est que la température semblait monter de minute en minute…

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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Lun 12 Nov 2007, 11:06 am

Je n’aurais pas du… J’aurais du me taire et faire demi-tour au moment même où j’avais mis la main sur mon chapeau mais… quelque chose de beaucoup plus fort que moi m’avait poussé à rester et à présent je ne savais plus quoi dire ou quoi faire…
Oui, il était peut-être encore temps de partir… Je n’avais rien à faire là…
Moi je… je n’avais aucune raison d’être ici… de lui parler et de profiter de sa présence bienveillante… tout comme je n’avais pas le droit de ressentir toutes ces choses pour lui, le droit de mettre un nom sur l’émotion qui m’étreignait si fort à cet instant précis… … le droit d’imaginer que ce puisse être réciproque…

Cependant je ne pouvais plus nier ne pas lui être indifférente…
Tout mon corps le criait, animait d’une sorte de passion que je ne pouvais pas même concevoir… il se tendait instinctivement vers lui… et répondait en conséquence à la moindre de ses intonations, au moindre de ses regards…
Il ne restait jamais impassible lorsque l’enseignant était près de moi et, troublée, je ne pouvais réfreindre ses réactions… toutes plus violentes les unes que les autres…

Et puis, il y avait ce cœur aussi… qui palpitait, tambourinait dans ma poitrine chantant les louanges de l’homme, prenant un rythme effréné comme désireux de pouvoir se lier à celui-ci…
Ce cœur qui battait sans cesse… ce cœur qui dansait… ce cœur qui pourtant souffrait du passé et de la distance que j’entretenais obstinément entre nous… ce cœur qui restait sourd, qui refusait d’écouter ma raison et qui luttait avec acharnement pour me faire céder à ses pulsions…
Ce même cœur qui n’avait pas conscience… ou qui refusait d’admettre plutôt les dangers d’une relation comme celle-ci, qui était aveugle, fermant les yeux devant les barrières sociales qui se dressaient entre nous, devant les obstacles que nous ne manquerions pas d’avoir à surmonter si l’on décidait de tenter ce périple en dépit des risques, du monde… en dépit de tout…

Est-ce que c’était de l’amour ? Je l’ignorais mais ça y ressemblait beaucoup… pourtant je ne le connaissais pas, je ne savais rien de lui alors comment était-ce seulement possible ?
Ce n’aurait pas du être… Cet intérêt que je lui portais n’aurait pas du exister… c’était… contraire au protocole… aux règles établient…
Néanmoins je sentais peu à peu mes réticences faiblir et la folie s’emparer de moi un peu plus chaque jour…
Pouvait-on vraiment se battre contre ses sentiments ? L’âme et l’esprit était-il à armes égales ?
Et avant toute chose : pouvait-on commander à l’amour de disparaître ? Pouvait-on faire comme si de rien était ?
J’en doutais mais résistais de mon mieux, peu encline à lui succomber…

J’étais perdue, bouleversée et je n’étais plus sûre de rien…
Toutefois lorsque nous étions éloignés l’un de l’autre, je parvenais à y voir plus clair, prenant chaque fois la résolution de feindre un certain détachement en priant pour que je parvienne à y croire moi-même… mais, en face de lui, cette jolie décision volait en éclat, aussi fragile que du verre… soufflée avec autant de facilité qu’un fétus de paille…
Seule dans ma chambre c’était bien beau de se dire : stop c’est finis, je me reprends mais l’application était déjà beaucoup moins évidente…
La théorie facile mais la pratique en revanche me posait bien quelque petits problèmes…

En effet, dans ma solitude, j’avais toujours de beaux discours tout préparés, des répliques toute trouvées pour affronter n’importe quelle situation… particulièrement des situations comme celle-ci… et j’en étais plutôt fière d’ailleurs, songeant naïvement qu’ainsi j’allais toujours m’en sortir in-extremis…
Malgré ça, lorsque le moment était venu de les lui sortir, je restais aussi muette qu’une carpe et les mots qui sortaient n’étaient pas du tout ce que j’aurais souhaité prononcer… Je me retrouvais donc dans le pétrin, m’enfonçant plus qu’autre chose… et voilà donc où ça me menait…

Il faut dire qu’il ne me facilitait pas les choses…
Lui et ses grands yeux d’une impensable profondeur dans lesquels je lisais une très nette réponse à mes questions silencieuses, une sorte d’attente que je partageais bien malgré moi… ses sourires qu’il distribuait à tout va et dans laquelle il plaçait une infinie douceur, sorte de promesse d’un bonheur à venir si j’acceptais sa charmante compagnie… ses longues mains qu’il avait déjà posé sur moi avec retenue mais aussi une certaine… je ne sais pas… impatience ?
Non, je n’aurais su le dire mais… il se passait quelque chose d’indéfinissable entre nous même si je redoutais que mon imagination ne me joue un vilain tour et que je sois la seul à être en proie à cet étrange émoi… (Embarassed)

Quoi qu’il en soit, s’il était assaillit par les mêmes émotions, il se trompait de fille… Je n’étais pas celle qu’il lui fallait, non, moi… je n’étais qu’Ayana Tozashi… et je n’avais pas grand intérêt… je n’étais pas digne d’être aimée pour l’instant… d’ailleurs je ne saurais que faire d’un amour partagé ou non…
Alors… comment est-ce que je devais me comporter ?

Dépitée, découragée, absolument conscience de n’être maître de rien, ni de moi-même ni de la conversation, j’hésitais…
M’enfuir aurait coupé court à tout ça et aurait été un bon moyen de me protéger mais cette pseudo-solution impliquait de le laisser encore une fois en plan et au final rien n’aurait changé, notre position n’aurait pas évolué du tout et je serais encore dans le flou… incapable donc d’être sereine…
Je craignais aussi que mes résultat dans la matière qu’il nous apprenait ne pâtisse de ce… « béguin » comme l’aurait nommé ma meilleure amie…

J’ai dis béguin ? … heu… bon d’accord peut-être un peu… (Embarassed) même si je n’étais pas certaine que l’expression soit bien adaptée à mon ressenti…
Bref, j’en étais donc là dans mes réflexions lorsqu’il prit enfin la parole, après ce qui me parut être une éternité…
C’est fou ce que le temps peut sembler long lorsque vous vous torturez les méninges…


« - Et bien… en fait… j’ai oublié vos copies dans mon cours, et… c’est pour ça que je suis ici… »


Ah d’accord… tout s’expliquait…
Il avait dis ceci d’une voix douce, chaleureuse et simple… comme lui, à l’image de sa personne… car ces trois qualificatif lui saillaient remarquablement bien…
Relevant timidement les yeux, je distinguais sur son visage séduisant un large sourire qui paraissait vouloir me rassurer, me dire qu’il n’avait pas mal pris mes propos d’une affligeante maladresse…
D’ailleurs en parlant de maladresse, si l’on peut appeler maladroit un être tête en l’air, alors il l’était…
Oublier ses copies et devoir revenir un week-end, c’était vraiment pas de chance ça… surtout qu’il devait avoir d’autre chose à faire pendant ses jours de congés… comme choyer sa femme et sa ribambelle de gamins par exemple…
Oui parce que voyez-vous une personne comme lui ça ne devait pas rester seuls, une femme avait déjà du lui mettre le grappin dessus…
Tiens je n’avais même pas pensait à ça jusque maintenant… à trente deux ans c’était sans doute un père de famille… (pale)

J’eu alors la vision du senseï devant un arbre de Noël joliment décoré, avec une merveilleuse épouse devant lui, portant une tenue légère de mère-Noël et autour d’eux trois petites têtes… trois bouilles souriant du même sourire que leur géniteur, à la même chevelure et aux même yeux aussi… en gros des Hajime miniatures, ravi des cadeaux qu’ils déballaient bruyamment en s’exclamant chaque fois…
J’observais mentalement cette scène… enfin jusqu’à ce la mariée en question ne commence à me ressembler…
Là je chassai prestement cette idée, repoussant toutes ces images aussi douloureuses que magiques… (Neutral)
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Ayana Tozashi




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Lun 12 Nov 2007, 11:07 am

J’aurais bien aimé avoir ses mains en évidences et pouvoir chercher la trace d’une quelconque bague révélatrice de sa position mais niveau discrétion ce n’était pas gagné et… en même temps… je ne voulais pas savoir… je préférais l’ignorance à une telle révélation… même si ma curiosité en prenait un sacré coup…

Malheureusement alors que je pensais à tout ceci, le silence s’éternisait… J’aurais du parler… mais pour dire quoi ?
Moi j’étais l’élève, et qui plus est j’étais une étudiante trop timide et je peinais à tenir une discussion hormis avec mes deux acolytes, sans doute aussi insolites que moi… alors…
Cependant, tout à coup, il passa près de moi avec l’intention apparente d’abréger notre entrevue et de me planter là…
Une vague de frustration, de dépit, de colère et de chagrin, oui je sais c’est déjà une grosse vague pour contenir tout ça mais bon… elle me submergea totalement et je ne pus que serrer discrètement les poings me retenant de le rattraper…
Là encore j’aurais eu l’air stupide et très immature…
Je voyais ça d’ici :

« - Professeur, restez s’il-vous plaît »
« - Heu oui d’accord, mais pourquoi ? »
« - Oh… heu… juste comme ça… j’ai… j’ai envie de discuter avec vous… »
« - Oh… mais c’est que je suis pressé… on m’attend chez moi, tu comprends… mais peut-être une autre fois, désolée… »
Comme pour le déjeuner, une autre fois, plus tard… un jour… ou pas finalement…

Quoi qu’il en soit, ça ne servirait à rien si ce n’est à le ralentir… Il devait avoir d’autre chose à faire que de papoter avec une fillette de seize ans incapable de le dévisager sans rougir…

C’est alors que je sentis un contact sur mon poignet et je fus bien forcée de faire volte face, attiré par une force mystérieuse… enfin pas si mystérieuse que ça en fait, puisqu’il s’agissait du professeur… (Shocked)
Désorientée, inquiète, je m’attendais à le voir dans un état d’agitation intense proche du mien, comme il en survenait souvent lors des moments de trop grand impulsivité mais au contraire il était étonnamment calme et lorsque son regard plongea dans le mien, m’arrachant un frisson auquel ses doigts emprisonnant toujours mon poignet n’étaient pas étrangers non plus, j’y décelais une sorte d’assurance, une lucidité qui me rendit on ne peut plus nerveuse…

Angoissée, baignant dans l’incompréhension la plus totale, je saisis à peine le sens de ses dires…


« - Je pense beaucoup à toi Ayana… »


Il me fallut quelques secondes pour que le sens de la phrase ne me monte au cerveau, qui paraissait brutalement aussi inefficace que celui du géant de Jirobu…
Une vraie brute de décoffrage celui là…
Bref mon esprit embrumé finit quand même par émergé et… Il pensait beaucoup à moi ?! (Shocked ... Embarassed)
Non ce n’était pas possible lui, il avait encore moins le droit que moi ! Parce que c’était mon supérieur et que… que ce n’était pas convenable et qu’il était censé représenter l’ordre, et faire respecter les règles de la pension ! Il n’était pas censé y déroger lui-même quoi !
Non pas que mon comportement soit plus acceptable mais… disons que mon tort ne pouvait pas paraître plus grave que le sien aux yeux des autres…

Imperceptiblement je tentais de me libérer de son emprise, de briser les non-dits et de mettre un terme à ce petit « jeu » que nous menions tous les deux sans que personne n’ai daigné m’en expliquer les consignes…
Mais soudain, je sentis sur ma joue d’un rouge extrêmement prononcé qui m’en faisait oublié la sensation de froid, son autre main, celle qui ne maintenait pas la mienne captive, s’y poser délicatement, me faisant violement frissonner au risque qu’il ne s’en aperçoive… (Embarassed)
Nous nous retrouvions dans une proximité encore jamais égalée entre nous et je me sentis défaillir définitivement…

Une panique sans nom tenta de se frayer un chemin dans me prunelles devenues hagardes… mais cette dernière fut évincé par cette sensation indécente de bien-être…
Littéralement hypnotisée, le souffle court, j’aurais voulu hurler : le supplier d’arrêter cela car c’était un supplice auquel on ne m’avait jamais préparé…
J’avais si peur, j’étais si troublé, si bouleversé, si désorientée, si confuse, si incapable d’empêcher cette caresse qui m’enivrait…
Je voulais que ça cesse ! Je voulais que ça continue ! Je ne savais plus du tout ce que je voulais !
Ça dépassait la stupeur et l’incompréhension, c’était si… si déroutant, si effrayant… que j’en perdais totalement mon sang-froid…
Il aurait essayé de m’embrasser que je ne me serais pas sentis plus prise au dépourvue que cela…
Perturbée, inquiète à l’extrême je sentis mes yeux se voiler… tandis que mon expression se faisait presque implorante…


« - Gome… tu dois me trouver bête… un vrai ptit adolescent… »


Il s’excusait et pourtant rien ne changait, sa paume continuait ses allez et viens sur mon visage, me donnant envie de fermer les yeux et m’abandonner aux sentiments qui m’assaillaient sans me laisser de répit…
Un adolescent hein ? Mais c’est ce que j’étais moi… une adolescente mais il avait dis cela comme si cela « l’adolescence » pouvais justifier l’imprudence de son geste… mais moi, je m’estimais comme étant quelqu’un de très réfléchie…
Enfin, il n’était pas désolée, j’en étais convaincue d’ailleurs… ces gestes ne faisaient que me le confirmer…

Lentement, ses doigts que je jugeais expert, se rapprochaient de mes lèvres que j’entrouvris instinctivement avec un gémissement quasi-inaudible… comme pour permettre à ses doigts audacieux de s’y glisser davantage… (Embarassed)
Je n’arrivais à rien… … Je ne contrôlais plus rien…
Les paupières closes comme pour échapper à son regard trop envoûtant, j’aurais voulu figer le temps, pouvoir méditer sur tout cela en paix mais bien entendu c’était impossible, prise dans le feu de l’action je ne pouvais qu’improviser…

Me ressaisissant péniblement, consciente en premier lieu que quelqu’un pourrait nous surprendre et aussi que… que je n’avais pas les capacités de lui résister… je me mis à secouer doucement la tête, les yeux toujours fermés…


« - Non, non… » Commençais-je dans un murmure…


Une protestation fort peu convaincante, je l’avoue aussi étais-je convaincue que j’allais devoir faire plus que ça pour rompre le charme qui nous avait envoûté tous les deux…
J’étais… ignorante… je ne connaissais rien à tout ceci moi et… cette … cette chaleur qui bouillonnait dans mes veines… ce que les gens plus érudits en ce domaine appelle le désir, était une chose toute nouvelle que je savais d’ores et déjà indomptable… autant que… que l’amour qui brûlait en moi… car je n’avais plus de doute désormais… j’étais amoureuse… (Embarassed)
Stupidement mais follement amoureuse de cet étranger… et tout mes efforts pour le renier n’y avait rien fais…


« - Non ! Non !! Il ne faut pas ! Il ne faut pas ! » Répétais-je avec un peu plus de virulence découvrant des prunelles humides de larmes que l’émotion avaient fait venir, secouant plus frénétiquement encore mon visage tendu…


Il n’était pas dupe bien sûr… Il avait du remarqué que… que j’étais sous son charme, mes réactions ne l’avaient sans doute pas trompé et… il était tellement facile de lire en moi…
Mais… c’est à cet instant où je me décidai d’abandonner jusqu’à l’idée de résistance que je sentis ce petit morceau de métal tant maudit…
A son annuaire… une alliance… (No)

J’eu alors la vive impression que mon cœur se déchirait… Ainsi il était marié et il… il « flirtait » avec une adolescente dans le dos de sa femme… osant toucher une autre qu’elle avec la main avec laquelle il avait prêté serment…
Une partie de mon esprit démentait la possibilité qu’il puisse être un de ces hommes dénués de moralité mais… pourtant il y avait des signes qui ne pouvaient tromper… (Crying or Very sad)


« - Vous… Vous êtes mariés ! »


J’avais craché ces mots sur un ton de franche accusation, avec un désappointement tout aussi grand que moin amour…
Je n’avais pu contrôler cette voix vacillante…
Mon regard embué de larmes se riva cette fois dans le sien y cherchant peut-être la vérité…
Comme j’aurais aimé qu’il démente tout ça… qu’il dise que ce n’était pas ce que je croyais, que ce n’était même pas une alliance d’ailleurs… que… qu’il était aussi libre que l’air…


« - N’est-ce… N’est-ce pas ? » Repris-je d’une petite voix involontairement suppliante, suppliante qu’il ne la détrompe… sans pourtant esquisser le moindre mouvement destiné à le repousser, m’en sentant parfaitement incapable…
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Sonsaku Hajime




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Lun 12 Nov 2007, 1:26 pm

Nous étions là, dans ce parc…
Elle et moi…
Mes mains étaient à son contact, dont l’une se promenant sur sa joue…
Cela ne faisait que quelques instants, pourtant…
Pourtant ça me semblait si long…
Comme si nous étions dans cette position depuis des heures…


C’était si puissant, si intense…
Je…
Tout autour semblait vraiment en suspend…
J’avais l’impression que les flocons tombaient au ralenti, et que le monde entier cessait de tourner…
Comme si tout s’arrêtait, tant cet instant était merveilleux…
Comme si chaque être sur cette planète ressentait le besoin de se mettre en arrêt pendant que ce moment s’éternisait…


Pour en revenir à la réalité désormais, sa bouche s’entrouvrit, au contact de mes doigts, tout en laissant sortir un léger gémissement, quasiment inaudible.
Une attitude et un son très sensuels, qui eurent raison de nombre de mes barrières, si ce n’est pour dire toutes…


J’avais…
J’avais envie d’elle…
J’avais aussi envie d’être avec elle…
Simplement, je me sentais si bien là…
Peut-être que je tombais trop facilement amoureux mais… jamais je n’avais ressenti une telle cohésion… entre ma « femme » et moi…
Là, c’était… fusionnel…
On chavirait tous les deux, emportés par ce sentiment, et la lumière était faite là-dessus…


Comme une soudaine lucidité universelle, nous le savions, je pense, que l’émotion qui étreignait chacun de nous était partagée par l’autre…
Inexplicable, mais je pense que seuls quelques rares personnes ont déjà ressenti ça…
Lorsque votre âme se sent si bien, comme auprès de sa jumelle… celle qui lui correspond…
Vous savez…
A ce moment là, vous savez que c’est la personne qui vous est destinée…


Je ne dis pas que cette personne ne vous fera pas souffrir, ou que vous ne la ferez pas souffrir, mais… simplement… en dépit du mal que vous pouvez vous faire, vous vous procurez surtout un bien et un bonheur inégalable…
Je…
Pour moi, ainsi est la définition de l’amour…
Il arrive des coups durs, des fois où ça va mal entre vous deux, mais l’important est de ne pas oublier le bonheur que vous vous apportez…


Je sais ce que vous vous dites…
Que ma conception de l’amour est étrange et stupide…
Mais très honnêtement, je m’en moque…
C’est ma façon de voir…
Je ne dis pas qu’elle est meilleure que celle d’un autre, mais uniquement que c’est la mienne…


Avec ma femme, j’avais…
Je ne ressentais pas quelque chose d’aussi fort…
Peut-être même ne ressentais-je pas d’amour…
En tout cas, pour le bien de mon fils, j’avais essayé…
J’avais vraiment fait de gros efforts… pour que notre mariage fonctionne…
Mais elle…
Elle, elle ne faisait rien…
Elle disait qu’elle m’aimait, mais passais sa vie avec d’autres hommes…


Non, je n’étais pas jaloux, disons… frustré et déçu…
Parce que je tentais de faire tenir ce mariage… et que je tenais à elle…
Mais elle me quittait constamment !
Même lorsqu’elle était là, je la savais mentalement ailleurs… préférant se plonger dans son portable et me répondant de façon courte…


J’avais vraiment essayé de faire fonctionner cette « famille »…
Mais j’ai appris une chose à cette époque…
Pour qu’un couple fonctionne… pour qu’un mariage fonctionne…
Pour arriver à durer… il faut être deux…
C’était censé être notre mariage, et au final… c’était devenu le mien…


Et je m’en voulais aujourd’hui d’avoir encore des sentiments, bien qu’atténués, et indescriptibles, pour Naru…
Elle nous avait fait tant de mal…
Je l’aimais…
Et elle… elle avait l’esprit à un autre homme…
Pendant que je luttais pour « nous », elle aimait quelqu’un d’autre !
Enfin, autant qu’elle soit capable d’aimer…


Mais cessons cela, s’il vous plait…
Et revenons-en à ce parc, et… à la charmante Ayana, qui paraissait frissonner sous mon contact…
Elle était là, les yeux fermés…
C’est alors que je l’entendis faiblement…



« - Non, non… »


Elle lança cette protestation dans un murmure, me faisant légèrement revenir à la raison…
Je…
Non, je ne devais pas…
Elle n’en avait sûrement pas envie…
Mais ce refus était…
En était-ce vraiment un ?


Je ne savais plus quoi penser, mes idées tournant autour de ma tête sans que je ne puisse les amener à mon cerveau…
Que…
Que faire… ?



… …
Je ne parvenais pas à m’arrêter, emporté par le flot d’émotions qui nous consumait…
Et elle finit pas être la plus raisonnable, ainsi que la plus courageuse, lorsqu’elle finit par s’écrier…



« - Non ! Non !! Il ne faut pas ! Il ne faut pas ! »

Il ne… faut pas…
Elle n’avait pas tort, il ne fallait pas…
Mais je ne pus mener ma réflexion pus loin, lorsque je la vis en pleurs…
Je…
Qu’est-ce que j’avais fait… ?
Je…
Elle semblait si désemparée…
Je devais être un monstre pour que la fille au plus joli sourire de la planète ne se mette à pleurer sous mes doigts, et à se secouer, totalement perdue…


Je doutais, et me mis à trembler légèrement…
Je vacillais, devant la détresse apparente de la belle lycéenne…
Je… Je ne voulais pas lui faire de mal…
Elle… je ne voulais pas qu’elle souffre…
A nouveau, elle poursuivit, brisant ce beau moment de complicité en mille morceaux, par une phrase assassine…



« - Vous… Vous êtes mariés ! »


Un ton très accusateur, je me sentais soudain si coupable…
Et… je l’étais …
En plus de ça, je le méritais…
Je n’aurais pas dû… pas dû la laisser m’aimer… parce qu’il semblait clair que c’était le cas désormais…
J’aurais dû dresser des barrières entre nous, et aujourd’hui…
Aujourd’hui elle en souffrait… terriblement par ma faute…


Je voulais lui dire que ce mariage n’était plus rien, que ma « femme » et moi étions séparés, que… qu’elle m’avait trahi, et… et aussi que… que je me sentais si… bien… maintenant que j’étais là… amoureux de la jolie lycéenne…
Mais je…
En avais-je le droit… ?
Avais-je droit de me défendre de ses accusations… ?


Peut-être reviendraient-elles un jour, même si je sauvais la mise aujourd’hui…
Et je…
Je ne pouvais me résoudre à la faire souffrir plus encore…
C’était déchirant de la voir ainsi…
Comme si son cœur blessé criait lui-même sa douleur…
Je…



« - N’est-ce… N’est-ce pas ? »


Elle…
Elle paraissait si suppliante tout à coup…
On aurait dit qu’elle espérait plus que tout que je lui réponde non, que… je lui dise que je n’étais pas marié…
Je…
Mais alors que devais-je faire ?


Je ne voulais pas la blesser, et…
J’avais aussi très envie de tout lui raconter…
Lui parler de ma vie… de ce qui s’était passé avec Naru… lui parler de mon fils…
Mais voulait-elle vraiment ça… ?
Ma stupide histoire à moi… ?
J’en doutais sincèrement…


Les flocons semblèrent ralentir leur course à l’extrême, alors que mon regard se fit à la fois triste et désolé…
Je baissais la tête, le regard dans le vide, laissant retomber mes bras le long de mon corps, avant de prononcer timidement…


« - … gomenasai… »


Le froid s’engouffrait en moi, mais celui qui était le plus glacial était celui qui soufflait en moi…
Je...
Je me sentais comme vide tout à coup…
Le cœur, le corps et l’esprit sont parfois bien étranges hein…



Au bout de plusieurs secondes, je relevais finalement la tête vers Ayana, affichant un petit regard forcé, qui exprimait bien ma tristesse, tandis que mes yeux commençaient à s’humidifier légèrement, mais que je tentais dans un ultime effort de dissimuler…
Puis, souriant toujours tristement, je pris en fin la parole…


« - ...pour l’alliance… disons que je ne suis pas vraiment marié, mais… je suppose que ces histoires ne t’intéressent pas… »


Ma voix était basse et désolée, et ma mine n’était guère plus enchantée…
Mais je…
Je devais faire cesser tout ça !
Cette espèce de sale emprise que j’avais sur elle… et inversement...


Pourtant je…
Je ne pouvais pas me résigner…
Je…
J’avais envie d’être avec elle…
Même à des centaines de kilomètres, Naru me gâchait la vie !
Je voulais rester avec Ayana…
Je n’avais pas envie de partir !
Et… encore moins de sortir de sa vie…


Ma main se reposa de nouveau sur sa joue, la caressant tendrement, comme instinctivement, et j’affichais un air incroyablement heureux et serein, les yeux pourtant humidifiés, qui laissaient perler une seule et unique larme…
Comme sans le réaliser, je lâchais alors d’une vois douce et amoureuse…


« - Mais je peux te promettre… que je n’ai jamais été aussi heureux que je le suis en ta présence… »


Je suis un lâche hein…
En la laissant et en partant je lui aurais assuré un avenir radieux… du moins, plus radieux que ce que je pouvais lui offrir…
Et pourtant j’avais agi de la sorte…
C’était égoïste de ma part, je… j’en ai conscience…


Mais je… j’avais ce sentiment, au fond de mon être… qui me criait de faire quelque chose…
On rencontre le grand amour une fois dans sa vie… quand on a de la chance…
Quelqu’un m’a dit ça un jour…
Alors…
Je n’étais pas prêt de le laisser filer…


Le vent continuait de souffler, et ma main caressait toujours gentiment sa joue, avec un geste plus bienveillant que sensuel cette fois-ci…

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Ayana Tozashi




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Mar 13 Nov 2007, 11:37 am

Oppressée, j’avais l’horrible impression de ne plus pouvoir respirer et ma poitrine, dans lequel ce stupide cœur s’acharnait, me brûlait étrangement malgré les températures des plus fraîches de cette fin de matinée…
J’avais mal… oui vraiment très mal… et chaque parcelle de mon corps paraissait vouloir me le rappeler, comme pour s’assurer que je ne puisse oublier la souffrance que me causait ce vulgaire petit bout de métal…

Au bord des larmes, j’attendais sa réponse, celle la même qui déterminerait la suite de notre ébauche de relation…
Je… c’était idiot non ? D’avoir laissé perdurer cette situation… Maintenant je… je pouvais le crier haut et fort, ce que j’aurais fais sans problème s’il me l’avait demandé d’ailleurs et ce malgré ma timidité maladive, je l’aimais…

Par quels mystères ? Pour quelles obscures raisons ? Je n’aurais su le dire mais le sentiment s’était bel et bien insinué en moi sans que je ne puisse lutter et ce n’était pas faute d’avoir essayé pourtant… car je crois,… oui, je crois qu’au fond je l’avais su le premier jour… au moment même où il avait posé sa main délicate sur ma chevelure pour forcer mon regard à rencontrer le sien…
C’est là que tout s’était joué et je m’étais laissé prendre dans ses filets, j’avais succombée… j’étais tombé dans le piège de l’amour comme une débutante, comme une gamine inconsciente et naïve qui ne réfléchis pas, qui ne songe pas une minute à là où elle va mettre les pieds…

J’aurais voulu effacer tout ça… mais mon ressentit paraissait indélébile, gravé dans ce mur de marbre que j’avais tenté d’ériger autour de moi pour me protéger…
Désormais, il était trop tard pour faire marche arrière…
L’amour, comme l’amitié, ne sont pas des émotions sur lesquelles notre raison peut influer… la preuve en était faite…
Tout aurait été si facile si j’avais pu décider… si j’avais pu décréter que non, finalement, tout compte fait, bien réfléchis, je n’avais pas tellement envie d’être amoureuse de cet homme…
Hélas ça ne fonctionnait pas ainsi…

L’enseignant était marié et mon monde d’illusions s’effondrait soudain, écrasé par le poids de cette révélation…
En vérité, j’avais demandé confirmation, mais je n’avais aucun espoir qu’il ne vienne me rassurer à ce sujet… cette maudite bague, que j’aurais bien agrippé pour la balancer au loin dans un élan de frustration et de chagrin, ne mentait pas… elle…
Quoi qu’il puisse dire pour se justifier, ça ne changerait rien…
Il avait une femme et des enfants sans doute… peut-être même que certains d’entre eux n’étaient pas beaucoup plus jeunes que moi…

Que j’avais été bête ! A ses yeux, je devais n’être qu’une gamine, une enfant… qui peut-être l’attirait mais une enfant malgré tout… D’ailleurs mon manque de maturité se reflétait par ma naïveté…
J’y avais cru, vous savez… l’espace d’un instant j’y avais vraiment cru très fort… J’avais voulu que ce soit vrai, voulu oublier toute la distance qui nous séparait…
Mais la vérité revenait au galop, piétinant mes rêves et mon cœur trop fragile…

Je me félicitais d’ailleurs de ne pas pleurer… Mes yeux, perdu dans le flou infini, presque hagard étaient brillant de larmes que je parvenais encore à contenir péniblement…
Je restais donc là, désireuse de supprimer ces dernières secondes pour ne conserver que le meilleur de cette rencontre inattendue… de ne me souvenir que de la chaleur de ses doigts, de la douceur de sa voix et la tendresse de son regard…
Je me sentais comme hors de moi-même, planant à des milliers de kilomètres d’ici il y avait encore une minute de cela et je venais maintenant de retomber lourdement sur terre… et cet atterrissage ne m’avait pas réussis, me laissant quelque séquelle… notamment un cœur brisé…

Je l’imaginais au bras d’une autre… et cette simple image faisait jaillir en moi une jalousie, une souffrance dévorante… qui m’aurait fais commettre la pire des choses…
Je… cette réaction peut vous sembler excessive chez moi, qui niais mes sentiments, cinq minutes auparavant mais… pour dire vrai ce n’était pas tout récent…
J’avais pensé tellement souvent à ce professeur, que j’avais eu milles occasion de le visualiser en toute sorte de position… celle là en faisait partie et je m’étais dis alors que le picotement que j’avais éprouvé n’avait rien à voir, ne pouvait absolument pas s’apparenter à une quelconque sorte de jalousie…

Je ne voulais pas… me retrouver seule… sans lui… Je refusais la simple pensée qu’il puisse réserver ses caresses à une autre, qu’il puisse lui offrir la même expression…
C’était atroce… mais je ne devais pas omettre un détail, et non des moindre : j’avais la moitié de son âge… je n’étais même pas majeure et… j’étais son élève alors… mieux valait tout arrêter dès à présent pour nous éviter de commettre l’irréparable, pour nous empêcher de nous retrouver bloqué sans possibilité de faire demi-tour…

Lentement le contact fut rompu lorsqu’il laissa mollement retombé ses bras et j’eu envie de crier à cet instant… de l’implorer de chasser mes paroles incisive de son esprit… de continuer à me toucher comme il le faisait…
Mais son mouvement était significatif aussi la boule qui venait de se former dans ma gorge m’empêcha-t-elle de parler… tandis que mes prunelles perdaient leur lueur suppliante pour exprimer l’ampleur de ma déception, de mon accablement …


« - … gomenasai… » Lança-t-il alors en baissant la tête…


Ce fut simple mais… cela fit voler en éclat les résidus d’un fol espoir…
Ce mot… bref, court…expéditif… me paraissait encore pire que s’il avait dit « oui, je suis marié… »…
C’était un aveu bien plus déchirant encore…
Il… il n’avait pas le droit d’être désolée… C’est à moi de l’être, pas à lui !

Ainsi je ne m’étais pas trompée… Il avait une épouse, là bas quelque part, qui l’attendait peut-être, les yeux rivés sur l’horizon sans se douter de ce que pouvait être en train de faire son mari, du crime qu’il avait commis ne serait-ce qu’en s’intéressant à moi… moi une lycéenne sans intérêt, toujours un peu perdue qui ne savait jamais comment se comporter en présence d’autrui… c’était moi, Ayana, toujours dans la lune, qu’il avait choisis…
Peut-être aurait-il mieux valut pour moi qu’il n’en fût rien…

Non, je ne voulais pas de ses excuses, elles ne m’apportaient rien…
J’étais là bouleversée, le fixant avec une sorte d’incompréhension douloureuse…
Pourquoi avait-il fais ça dans ce cas ? Pourquoi m’avoir dis toutes ces choses si c’était maintenant pour m’apprendre ça et mettre un terme à notre « histoire »… ?
C’était me blesser inutilement… et se créer des problèmes dont il n’avait pas besoin…

Alors voilà… j’allais partir, fermer les yeux sur ce que nous venions de vivre et poursuivre comme si rien ne s’était jamais passé…
J’avais si froid tout à coup… et je craignais que rien ne puisse plus me réchauffer à l’heure actuelle…
Ce soir, dans la chambre, May et moi pourrions verser des larmes communes…
Les sentiments sont parfois bien cruels…

L’adulte releva finalement des yeux voilés que m’émurent plus que je ne l’aurais souhaité…
Il semblait si vulnérable brutalement… et le petit sourire forcé et emplit de peine qu’il m’offrait n’étaient pas pour m’aider à préserver le semblant de colère qui m’agitait…


« - ...pour l’alliance… disons que je ne suis pas vraiment marié, mais… je suppose que ces histoires ne t’intéressent pas… »


Ne pas m’intéresser ?! Non mais il m’avait bien regardé ?!
S’il y avait des choses auxquelles j’attachais de l’importance s’étaient bien « ses histoires », comme il disait !
Pas vraiment marié ? Qu’est-ce que ça voulait dire, ça ?
On est marié ou on l’est pas… il n’est pas censé y avoir d’entre deux…
Est-ce que c’était une entourloupe pour me redonner de l’espoir ?…Si tel était le cas, je m’inclinais devant le stratagème… qui était on ne peut plus efficace…
Moi, je voulais savoir, connaître la vérité, qu’il la dise une bonne fois pour toute et que je sois fixée…

Méfiante, je le scrutais sans comprendre… Qu’est-ce que ça signifiait au juste ? Qu’il était marié mais n’éprouvait plus rien ? Qu’il était en procédure de divorce ? Que…
Quoi qu’il en soit, il…il l’avait été à un moment ou à une autre et cette idée me déplaisait au plus haut point…
C’était ridicule, il avait largement l’âge d’être père de famille néanmoins…
A la rigueur le mieux aurait été qu’il ne soit encore qu’un adolescent de mon âge et que nous puissions vivre une romance banale et sans trop de remous…
Mais je n’avais pas ouvert mon cœur à un jeune garçon mais à un homme… c’était toute la différence et la nuance était très claire…

J’accrochai alors mes yeux au sol recouvert de neige… même la beauté du paysage ne pouvait plus m’égayer… plus rien ne le pouvait à cet instant… même ma meilleure amie ne pourrait rien pour moi, seul Hajime était capable de me soulager mais bien entendu, il ne le ferait pas, il n’en avait sans doute pas les moyens…

Mais c’est alors que sa main vint de nouveau rencontrer ma joue cette fois aussi glacée que ne l’étais mon âme depuis que la situation m’étais apparue avec plus de clarté…
Nouveau frisson…
Que voulait-il ? … Que s’imaginait-il ? Que j’allais lui tomber dans les bras malgré ce que je savais ?!
Il… Je ne voulais pas être l’élément perturbateur, être à l’origine de la ruine d’une union…
Toutefois, mon corps répondait avec un peu trop de virulence sous ses doigts et j’en aurais presque omis ce qui venait d’être dit…
Il mettait une telle bienveillance, une telle délicatesse dans son geste, que je ne pouvais y résister…
Si je lui en voulais ? … Oui, sûrement mais à cet instant précis, j’étais bien incapable et de le montrer et d’en avoir la certitude…

Son regard où perlait une larme à peine éclose se posa sur moi avec une sorte de sérénité indescriptible que j’étais encore bien loin de ressentir moi aussi…


« - Mais je peux te promettre… que je n’ai jamais été aussi heureux que je le suis en ta présence… »


… Ce n’était qu’une phrase… Je… Non ! Je ne devais pas y croire, je ne devais pas y prêter attention ! Je ne devais pas me laisser embobiner…. Ce serait plus difficile sinon de lui dire adieux…
Il l’avait peut être dite à pleines d’autres filles avant moi ! Peut-être même à celle dont il avait demandé la main !
Moi, je… devais dresser des barrières… m’endurcir et l’empêcher de…
Cependant, je ne pouvais me raisonner, m’empêcher d’y croire avec ardeur… Je voulais y croire ! Je voulais que ce soit vrai !
C’était si facile de se dire cela… si facile de l’accepter et de le prendre comme une réalité irréfutable…

Une larme roula alors sur ma joue, symbole de ma lutte intérieure et des émotions troublantes qui s’éveillaient en moi et qui commençaient d’ailleurs à ressembler à une véritable torture, venant se heurter à la main qui se promener affectueusement sur ma joue, avec bien moins de... de sensualité que précédemment mais avec une chose qui m’apaisa aussitôt…

Tremblante, pas tant à cause du froid, qu’à cause des sentiments qui me tiraillaient et se déchaînaient en moi, j’avais la terrible sensation que je n’allais pas tarder à m’abandonner complètement à ce bel étranger…
Relevant alors des yeux emplit d’incompréhension et de questions qui ne parvenaient pas à franchir mes lèvres, je commençais d’une voix hésitante et brisé par un sanglot qui menaçait de surgir…


« - … Sen... Senseï… ? »


Lancé dans un souffle, ce mot, comme une interrogation, semblait vouloir lui demander pourquoi il faisait ça… Pourquoi est-ce qu’il caressait ma joue comme il le faisait s’il savait parfaitement que ce n’était pas possible… Pourquoi est-ce qu’un professeur comme lui posait la main sur une innocente élève, comme moi ?
Et pourquoi il me disait des choses comme ça ? Des choses que je risquais de croire… des choses que j’allais peut-être prendre pour argent comptant s’il les prononçait encore…
Doucement, ma paume vint recouvrir celle de mon interlocuteur pour l’immobiliser autant que pour l’empêcher de partir… la pressant un peu plus contre ma peau, fermant brièvement les yeux… comme pour savourer une dernière fois ce contact… pour marquait se souvenir dans ma chair et que plus jamais il ne m’échappe…


« - … C’est mal, n’est-ce pas... » Repris-je à voix basse sans même m’en rendre compte.


Ce n’était pas une question… d’ailleurs ça s’adressait plus à moi-même qu’à lui…
C'était mal de ressentir ça, c'était mal d'agir comme ça... pour l'un comme pour l'autre...
A contre cœur, j’écartais ses doigts de ma joues rosie, sans pour autant les lâcher…
Frissonnant, incapable de le fixer franchement, je poursuivis dans un murmure…


« - Parce que vous êtes mariés et que moi, je… et puis… … Gome…»


A regret, je rendis la liberté à sa main captive, tête basse, les pleurs menaçant de me submerger, attendant qu’il s’en aille comme il aurait été logique, raisonnable qu’il le fasse… me refusant de me laisser aller à la détresse devant lui…
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Sonsaku Hajime




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MessageSujet: Re: La chaleur de l'hiver...   Mar 13 Nov 2007, 4:42 pm

Que…
Que se passait-il ?!
Et… que m’arrivait… non… que nous arrivait-il ?!
J’étais là, face à Ayana, ma main délicatement posée sur sa joue et… et tout était si… si intense entre nous…
Bien que… qu’un froid ait été jeté sur nous, nous… on était toujours là tous les deux, et… nous ne semblions pas prêts à rompre cet instant…


C’était si fort, si… indéfinissable entre nous…
Une sorte de fusion, d’amour infini…
C’était à la fois subtil et fort… doux et enivrant…
Elle faisait naître en moi une véritable tempête d’émotions, toutes plus grandes les unes que les autres…


L’enfant était toujours là…
Oui parce que… il ne fallait pas l’oublier…
Elle était encore une enfant… elle… elle n’était pas adulte…
Pourtant, ce… ce que je ressentais pour elle… ça, c’était bien présent…
C’était là en moi…
Moi, le stupide professeur de français qui était tombé amoureux de son élève, la douce et délicate, Ayana Tozashi…


Je…
Depuis notre rencontre, je n’avais de cesse de penser à elle…
Elle… elle m’avait tellement bouleversé…
Mon cœur avait chaviré dès que je l’avais vue…
Lorsque…
Lorsque je m’étais retrouvé allongé sur elle dans le couloir…
Je pense que c’est à cet instant que mon cœur s’est mis à battre pour elle…
C’est là que mon âme a compris, et… a reconnu celle d’Ayana…


Je…
Je ne peux pas mieux vous l’expliquer, mais… je le sais c’est tout…
C’est… inscrit en moi.
Comme si mon cœur avait été marqué au fer rouge par son prénom…
Depuis je… elle était toujours là…
Dans chacune de mes pensées, dans chaque chose que je faisais… elle venait toujours faire irruption…


Oui je… n’arrivais pas à la sortir de ma tête…
Et pour être tout à fait honnête, je n’avais pas envie de l’en déloger…
J’étais heureux… vraiment, chaque fois que je pensais à elle…
Alors… pourquoi devrais-je me priver de ça ?
Dans tous ms songes, elle trouvait une place…
Et le genre de place qui passe pas inaperçue, comme juste devant moi par exemple !


Rapidement, je fus totalement rappelé à la réalité en sentant un contact humide contre ma main…
Une larme…
Une larme qui courait le long de sa joue…
Et… que j’avais fait couler…
Ma